Intemporelle broderie anglaise

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Je ne sais pas vous mais moi, j’adore la broderie anglaise et pas seulement depuis
que notre gamme Charlotte existe.
C’est féminin, doux, romantique et curieusement intemporel.
Un chemisier classique en broderie anglaise ne sera jamais démodé et se mariera
aussi bien avec un jean qu’avec une jupe stricte.


Basket broderie anglaise

Le plus étonnant est que la broderie anglaise se retrouve à la fois dans la lingerie, les vêtements pour femmes et fillettes, le linge de maison, en garniture de couffin pour notre petit poussin d’amour et dans les tennis.
Eh oui, sachez que le printemps prochain, les tennis en broderie anglaise seront à la mode.



(Photo tennis Serenza)

Je me vois bien en jean avec un caraco Charlotte porté sous une large chemise décolletée ou sous un grand pull bleu marine en maille fine avec mes tennis brodés aux pieds. Pas vous ?

(Photo Caraco Charlotte Fleurs Pois & Cie)

caraco broderie anglaise coton Fleurs Pois et Cie

Etonnant encore, la broderie anglaise est aimée des grands et des "petits" couturiers, des gens de la haute société comme on dit et des autres.

Kate Middleton, duchesse de Cambridge
Kate Middleton, duchesse de Cambridge
Modèle Valentino broderie anglaise
 Modèle Valentino

Et dernière surprise, la broderie anglaise trouve ses origines en Ecosse et en Irlande, pas en Angleterre. Filous d’Anglais !

D’abord la définition pour ceux et celles qui ont tendance à se perdre dans les broderies.
La broderie anglaise est une simple toile de coton ou de fibres mélangées avec des motifs composés de trous ronds ou ovales appelés œillets brodés au point de boutonnière.

Broderie anglaise Fleurs Pois et Cie

Allez, un peu d'histoire

Les motifs, dépeignant souvent des fleurs, des feuilles, des vignes, ou des tiges, sont en outre délimités par des points
de broderie simples effectués sur le tissu.

La technique originaire au 16ème siècle d'Europe de l'Est, reste associée à l'Angleterre en raison de sa popularité au cours
du 19ème siècle. Enfin l’Angleterre, tu parles !
L’industrie de la broderie anglaise s’est implantée en Ecosse vers 1770 et peu après en Irlande. Elle a pris de l’importance commerciale de 1828 à 1835 et s’est développée de façon considérable de 1848 à 1855, les dames de l’époque en raffolant
pour leurs sous-vêtements et les vêtements pour enfants. Son succès est tel que les paroisses établirent des ateliers
dans les écoles pour former des ouvrières en les prenant dès leur jeune âge. En 1851, en Ecosse et en Irlande,
250 000 femmes travaillent pour la broderie anglaise.

On adopte pour la broderie anglaise la division méthodique du travail. Chaque ouvrière a une tâche spéciale : les unes préparent les aiguilles, le coton, le métier, les autres font le plumetis, les jours, le cordonnet et le point de feston.
Les morceaux et les bandes sont ainsi terminés plus vite et sont réguliers. C’est le travail à la chaine avant Monsieur Ford.

Néanmoins, en France, Dès la fin du 19ème siècle, la production mécanique est en plein essor et ouvre de nouveaux champs d’application en rendant toutes les broderies plus accessibles. On dénombre à l’époque 1050 métiers à pantographe,
150 métiers à broder jacquard et 5000 métiers à broder à bras. Parallèlement, les petits ateliers familiaux de filage et de tissage s’équipent de métiers et sous-traitent les commandes des industriels.
Les métiers à broder subissent des transformations. Plus perfectionnés, ils fonctionnent à l’aide de bobines de fils continus
sur le mode des navettes des machines à coudre.

Les deux Guerres mondiales détruisent les grandes usines, et ne laissent qu’un éparpillement de métiers dans des lieux
de productions différents.

Toutefois, les années 1950 ont vu un regain de la popularité de la broderie anglaise quand elle a été fréquemment utilisée pour couper des robes et des sous-vêtements. En 1959, Brigitte Bardot portait une robe de vichy et broderie anglaise pour son mariage avec Jacques Charrier.

Malgré tout, les places de Saint-Quentin, Beaurevoir, Villers-Outréaux et Caudry ont su conserver jusqu’à aujourd’hui, leur statut de référence pour la qualité et la créativité de leurs productions. Ces régions sont reconnues en France comme à l’étranger. Je tiens du reste à rendre hommage à la société Lucien CASEZ située à Villers-Outréaux , qui depuis plus de 50 ans, fabrique
de la broderie anglaise 100% française de haute qualité et que Fleurs Pois & Cie a l’honneur d’avoir comme fournisseur.

Les machines sont désormais automatisées et ultrasophistiquées. Grâce aux logiciels adaptés à la fonction de mise en carte,
il est possible de choisir l’épaisseur, la texture des points, la couleur et la taille des motifs. Leur grand intérêt est qu’elles peuvent réaliser de toutes petites quantités, ce qui donne une grande souplesse de création et d’échantillonnage.
Ces machines permettent ainsi aux brodeurs de gagner en rapidité, réactivité et adaptabilité pour proposer des créations innovantes.

Métiers à tisser broderie anglaise

Maintenant, si vous avez l’âme d’une brodeuse, voici comment faire de la broderie anglaise de vos petites mains.

Elle est faite d’un point de cordonnet exécuté sur un fil de préparation qui délimite des contours découpés et mis à jour : œillets, amandes, feuilles, carrés, etc. Le plus difficile est d’obtenir le bon coup de ciseaux : trop évidé, le dessin sera déformé
et irrégulier, pas assez évidé, le tissu grimacera.
Après avoir passé le fil de préparation sur le contour de l’œillet, on perce à l’aide du poinçon et on exécute des petits points
de cordonnet très serrés.
Pour les grands œillets, ou pour ceux faits dans des tissus très fins, on fend le tissu avec des ciseaux
très pointus, puis on élargit le trou au poinçon. Pour les très grands œillets, fendus en croix au centre, on rabat le surplus
de tissu avec l’aiguille en faisant le point de cordonnet.
On peut bourrer une partie de l’œillet pour obtenir du relief, c’est «l’œillet ombré». On peut faire également l’œillet au point
de feston entièrement, ou mi feston, mi cordonnet. Les feuilles sont réalisées de la même façon, on fend le tissu, on le roule avec l’aiguille et on fait le cordonnet.

Je vous souhaite bon courage et patience. J’avoue que comme je mets 5 bonnes minutes à enfiler le fil sur une aiguille, je préfère acheter la broderie anglaise toute faite !!!

(Photo modèle Lili Gaufrette)

Modèle Lili Gaufrette

En revanche, merci à vous qui m’avez donné l’occasion pour cet article, de réviser mon Anglais, langue dans laquelle sont rédigés la plupart des documents traitant de la broderie anglaise, enfin irlando-écossaise.

Véronique


Sources :
Dictionnaire universel théorique et pratique du commerce
La broderie blanche - PCB Dijon
Fédération française des dentelles et broderies