Activité : shopping détente...

Deux heures de shopping …

shopping plaisir



Samedi, histoire de sortir un peu des soutiens-gorge, culottes, boxers, shortys, caracos et nuisettes de Fleurs Pois &C ie mais n’ayant pas le courage de faire les quelques kilomètres me séparant du centre-ville, je décidai de faire une petite virée lèche-vitrines-shopping au centre commercial le plus proche.

que faire des enfants pendant le shopping ?

Comme il pleuvait, je pense que tout le monde avait eu hélas, la même idée !
Je vous explique. Pour commencer, 2 tours de parking avant de trouver enfin une place : mauvais signe ! Dès l’entrée dans ce temple du commerce, à ma gauche, un magasin de "tout pour la maison" grouillant de femmes venant sûrement toutes d’emménager dans un nid à meubler, "vaisseler" et décorer … Tout droit, une horde de gamins et gamines empilés au milieu des boules de couleurs ou accrochés aux cordages, criant à qui mieux mieux sous l’oeil impassible des parents préférant probablement les voir s’exciter dans un milieu clos et bruyant plutôt que de les amener faire du vélo ou ce que vous voulez au grand air. A ce sujet, petite remarque de quinqua : que ces mêmes parents ne s’étonnent pas si le soir venu, leurs bambins                                                                            sont énervés et incontrôlables.

Les joies des cabines d'essayages


A gauche de l’aire de jeu, un café archicomble où les musiques de toutes les boutiques se mêlent aux bruits des conversations. Il ne doit pas y avoir que des enfants énervés le soir !
Bref, une fois cette marée humaine passée, mes oreilles commencent à distinguer chacune des mélodies qui s’échappent donc de chaque magasin. A croire que dans les centres commerciaux, les pas de porte sont vendus sans porte ! Et puis, franchement, je ne sais pas vous, mais je n’ai toujours pas compris en quoi quelques notes peuvent favoriser l’achat sauf à abrutir le chaland. Svp, si un docteur en marketing peut me répondre, qu’il me rende ce service. Si encore, il s’agissait de musique relaxante !
Un peu refroidie, je fais un peu les vitrines puis finis par rentrer dans une enseigne poussée par des envies de vestiaire de printemps voire d’été parce qu’à cette époque de l’année, je commence à développer une allergie aux pulls. La boutique est vaste, tout est rangé par couleur. Je vais passer un moment agréable, me dis-je. Sauf qu’entre les maris plantés au milieu, leurs femmes qui veulent à tout prix voir ce que vous avez dans la main au cas où elles rateraient la tunique de leur rêve, les vendeuses qui ne pensent qu’à discuter du dimanche à venir et se désintéressent de vous dès que vous êtes dans la cabine d’essayage, ce qui vous oblige à vous draper en culotte et soutien-gorge dans le rideau avec la tête au dehors pour éviter d’avoir à vous rhabiller pour aller chercher la taille au-dessous ou au-dessus, le moment de plaisir se transforme vite en cauchemar. L’apothéose venant d’un garçonnet qui ouvre en grand la cabine pour voir ce qu’il y a dedans (je vous jure que ça m’est arrivé).

Se faire plaisir en mangeant, essentiel

Bon, histoire de rentabiliser la sortie, je choisis un t-shirt. Quoi, ce n’est pas rentabiliser ! Ben si, c’est comme partir à la pêche à la truite et revenir bredouille ou pas… Bref, je me présente à la caisse et là, la vendeuse, toujours préoccupée par la façon dont elle va faire cuire le poulet dominical, se trompe en tapant le montant, bien sûr à mon désavantage et le cauchemar reprend. Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué ce phénomène mais pour payer, c’est toujours simple. Par contre, dès qu’il s’agit de faire comprendre au logiciel "génial" qui gère les ventes, les stocks, établit les statistiques quotidiennes et vous inonde de mails pour peu que vous ayez une carte de fidélité, qu’il vous doit de l’argent, il devient complétement idiot, sourd et                                                                               aveugle à toute demande de remboursement.
Je suis sortie du centre commercial aussi énervée que si j’avais fait un tour dans les boules de couleurs et passé un moment assise au café, en me promettant qu’à l’avenir, je ne sacrifierais plus à mon principe d’aller dans les magasins en centre-ville d’abord parce qu’il ne faut pas que lesdits centres meurent sous prétexte qu’il est trop compliqué d’y trouver une place de stationnement et puis parce qu’avec les zones piétonnes, vous marchez à l’air libre. Oui, je sais, ça ne vaut pas une balade à la campagne. Mais, vous léchez les vitrines où à la campagne, vous ?
En conclusion, une fois rentrée et histoire de me remettre, je me suis offert un bon verre de vin accompagné non pas de bâtonnets de carotte mais d’amuses gueules anti maillot de bain. Je m’en fiche, j’ai pris un t-shirt ample.

Allez, à la vôtre.

Véronique