Comme une envie de légèreté...

J'ai de la chance car  j'ai, pour l'été, transporté mon bureau sur mon dos, comme dame tortue, pour aller m'installer à la montagne, pas la grande, ni la très grande, non, la moyenne, à juste ce qu'il faut d'altitude pour pouvoir choisir la chaleur du soleil ou l'ombre du vent sous un grand arbre. 

Le lac du Bourget

Les nuits sont fraîches et les draps en coton sont nécessaires pour ne pas prendre froid. 
 
Que voulez-vous, j'avais envie de légèreté : de pouvoir remonter une rivière avec juste assez d'eau sur les chevilles pour vous rafraîchir jusqu'à la pointe des cheveux, de regarder le blé onduler sous la brise chaude lors d'une balade en bicyclette, de fabriquer un arc en ciel en arrosant les enfants dans le grand pré derrière la maison, de lire tranquillement dans le hamac avant de sombrer dans une sieste, de jouer allongée sur l'herbe en contemplant le ciel et, lorsqu'il y en a, ce qui est assez rare en ce moment, de voir les nuages prendre de drôle de forme comme hier, celle d'une culotte qui était tellement ajourée que je pensais à notre jolie collection Charlotte ou de faire des vœux à chaque fois qu'une étoile filante traverse le ciel. 

top bretelle coton Made in France Fleurs Pois et Cie

Qu'il est bon de prendre le temps d'une tasse de thé sous la glycine tout en discutant avec une vieille tante qui me raconte chaque année, toujours plus d'aventures sur sa vie, qui s'invente celle qu'elle aurait voulu certainement vivre, et qui, avec un humour décapant assène froidement à une connaissance qui pensant la faire rire, la coupe dans son récit : " T'as fait l'école du rire, toi" avant de se retourner vers moi avec un "Bon, alors où j'en étais ma belle " et de repartir de plus belle sur une hypothétique aventure en 1952 avec un légionnaire de passage, qui comme dit la chanson "sentait bon le sable chaud".

Qu'il est doux, aussi, de voir sur le visage des enfants, le rire, l'amusement et la joie profonde qu'ils ont de se retrouver entre cousins et cousines et de se dire avec des regards complices qu'ils nous ont encore bernés sur une histoire qu'ils nous ont racontée. 
 
Et puis il y a les dimanches, le grand raout familial où tous ceux qui sont en vacances passent à " la ferme" perchée à flanc de colline, sans eau courante et juste ce qu'il faut d'électricité pour pouvoir brancher le frigo qui gardera au frais toutes sortes de breuvages locaux. C'est un de mes moments "légers" favori où toute une partie de la tribu est réunie. Nous retrouvons les cousins et cousines ainsi que leurs enfants sur trois générations. J'embrasse chaque week-end autant de joues que lors d'un  mariage, puisque nous ne sommes jamais moins de 150 à se retrouver et que cela tourne toutes les semaines avec les nouveaux venus. En vingt ans,  j'en ai vu certains, seulement deux ou trois fois. Ils me reconnaissent toujours et moi jamais. Je suis la femme du cousin ou du neveu qu'ils voient depuis tout petit, et pour moi ce sont les cousins et les aïeuls de mon mari, vous comprenez la différence ? 

repas de famille

En fin de compte, il me faudrait un logiciel de reconnaissance faciale pour pouvoir ne pas commettre d'impairs. Mais c'est toujours très "bon enfant" et comme chacun apporte son pique-nique, cela donne une belle diversité de couleurs dans les assiettes et nourrit également en conversation toute la semaine suivante, chez nos anciens. 
 
Bref, après cette pause tout en rire et en bonne humeur, je retourne dès le lundi matin (très tôt pour pouvoir profiter un peu des vacances avec mes enfants) dans mon bureau temporaire en compagnie de mon petit stock de culottes, boxers, shortys et autres articles (oui vous savez, celui que je cache précieusement des copines de ma fille qui aiment particulièrement les dessous en coton de notre marque).  
 
Je vous souhaite une belle journée 
 
Caroline